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AVANT-PROPOS
KitaÔdo France

Dès l'enfance nous avons donné un nom à la forme corporelle et à ses caractéristiques et nous nous sommes identifiés à elle. Ces concepts, une fois constatés, ont été classés en bons et mauvais, puis qualifiés, appropriés, jouxtés, expérimentés; ces accumulations se sont plus ou moins cristallisées en défense ou agression. Aussi, ce que nous appelons le corps n'est qu'une série de sensations conditionnées, fixées dans la mémoire et devenues des schémas.

Ces conditionnements entravent alors le fonctionnement harmonieux du corps, et ce sont ces sensations bien connues de crispations, de tensions, de contractions, plus ou moins conscientes, que l'on prend pour le moi : la personne, en fait, s'y reporte. La découverte de nous-mêmes commence donc par celle du connu, c'est-à-dire de ce qui est perçu. Ces perceptions doivent être acceptées dans une attitude sans préjugé, sans référence à un passé, un déjà connu : attention impersonnelle globale, état d'écoute sans choix. Nous laissons se dérouler nos perceptions dans une attention lucide, sans la dissiper sur une partie du corps. Le mot acceptation peut provoquer l'impression d'abandon de quelque chose.

En vérité, il n'y a rien à abandonner. L'acceptation est ouverture.

Les mouvements, les postures, visent l'éveil des énergies non employées ou dispersées pour les dissiper sciemment vers une orchestration où le corps arrive à un apaisement total. Quand au souffle, il faut l'amener à son état originel. Toute volition dans une durée ou une direction doit être éliminée. Ce souffle n'est pas limité à la cage thoracique, mais occupe tout l'espace environnant. Le corps n'a plus de frontière et le souffle nourrit cette sensation globale sans limite. Cette approche provoque un éveil de toutes les énergies virtuelles en nous, et les actualise; elles sont dissipées verticalement et entraînent toute notre structure dans cette verticalité.

Nous sommes donc dans un silence sans projection, vécu en identité avec notre corps. Notre corps vit en nous dans ce silence; il est écouté dans ses variations les plus subtiles qui nous racontent son histoire comme une cascade que nous écouterions ou le déplacement d'un oiseau dans l'air. Nous découvrons notre corps subtil, ressenti comme vacant, élastique et dynamique. C'est un déploiement uniforme d'énergies dans l'espace.
Jean Klein